La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) dénonce l’augmentation du nombre de conseillers municipaux par un décret qui détermine également le nombre d’adjoints au maire. Pour le regroupement de partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civile, ce décret viole les règles électorales. Brigitte Adjamagbo et les autres leaders de cette coalition condamnent une manœuvre antidémocratique et exigent le report des élections municipales prévues pour le 10 juillet prochain.
Le décret fixant le nombre de conseillers municipaux et d’adjoints au maire est intervenu à peine un jour après l’ouverture officielle du dépôt des candidatures pour les élections municipales prévues cette année.
DMP pointe les irrégularités
La DMP dénonce ce qu’elle qualifie de « manœuvre antidémocratique » et de violation flagrante des règles électorales, mettant en lumière l’impréparation du gouvernement dans l’organisation du scrutin. Le décret, bien qu’en conformité avec les exigences issues du dernier recensement général, arrive selon elle trop tard, modifiant les règles du jeu électoral au dernier moment.
La coalition politique rappelle à cet effet que le Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance interdit toute modification substantielle du cadre électoral dans les six mois précédant un scrutin, sauf consensus entre acteurs politiques, selon la coalition.
« Ce décret tardif sape la crédibilité du processus électoral et foule aux pieds les principes de transparence, d’égalité des chances et de sécurité juridique », déclare la DMP dans son communiqué.
Au-delà du décret controversé, la DMP dresse un tableau accablant de ce qu’elle qualifie de dérives du régime en place. Notamment une CENI non recomposée alors que son mandat est échu depuis 2023 ; une révision non consensuelle du fichier électoral, ayant exclu de nombreux électeurs et candidats ; une hausse brutale du cautionnement électoral, suivie d’une réduction de dernière minute, qualifiée de « supposée » et une convocation du corps électoral sans publication de la liste électorale, en violation du code électoral.
Report des élections ?
Pour la DMP, ces faits ne relèvent pas du hasard, mais traduisent une stratégie calculée visant à déstabiliser le processus électoral et à décourager la participation citoyenne.
En conséquence, la DMP exige le report d’au moins six mois des élections municipales, condition indispensable, selon elle, à l’instauration d’un dialogue entre les acteurs politiques et à la mise en place d’un processus électoral équitable, respectueux des textes en vigueur et des engagements internationaux du Togo.
Enfin, la coalition appelle les partis d’opposition, la société civile, les citoyens togolais et la communauté internationale à se mobiliser pour défendre le droit du peuple à des élections libres, inclusives et transparentes.
« Les Togolaises et les Togolais ont choisi les élections, même imparfaites, comme une arme de combat pacifique contre le système RPT-UNIR », conclut la DMP, dans un message aussi politique que symbolique.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp







