Biométrie

Togo : l’Ordre national des médecins dénonce des atteintes

Anselme AVI
4 Min Read

Le Conseil de l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT) salue la libération du Dr Ayitévi Firmin Elom HOUNOU-ADOSSI, fruit d’une mobilisation sans précédent de la communauté médicale et de la société civile. Tout en remerciant les différents acteurs, le Conseil dénonce des atteintes aux principes déontologiques. Il rappelle aux médecins leurs obligations éthiques fondamentales, en particulier dans le traitement des personnes privées de liberté.

Dans un communiqué officiel, le Conseil de l’ONMT exprime sa profonde gratitude à l’ensemble des médecins du pays pour leur engagement collectif ayant permis la libération du Dr HOUNOU-ADOSSI et de ses co-détenus. Cette mobilisation témoigne, selon le Conseil, d’un esprit de confraternité professionnelle qu’il juge essentiel à la cohésion et à la crédibilité de la profession médicale au Togo.

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Il adresse également ses remerciements aux institutions de la République, associations professionnelles, syndicats et organisations de la société civile ayant contribué activement à cette avancée.

Après avoir analysé les circonstances de détention du confrère, l’ONMT déplore des faits graves et alerte sur des conditions jugées incompatibles avec la dignité humaine et le droit médical. Il s’appuie notamment sur l’article 16 du Code harmonisé de déontologie médicale de l’espace CEDEAO, qui condamne toute forme de torture physique ou mentale. Le Conseil rappelle que de tels agissements sont non seulement un outrage à la personne humaine, mais également une violation directe des règles de la pratique médicale dans la sous-région.

Le rappel de l’Ordre national des médecins

Face à cette situation, le Conseil de l’ONMT tient à réaffirmer les principes essentiels qui doivent guider chaque médecin dans l’exercice de sa mission.

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Le serment d’Hippocrate : « Je ne permettrai pas que des considérations d’ordre religieux, national, racial, politique ou social, aillent à l’encontre de mon devoir vis-à-vis du malade ».

Le Code international d’éthique médicale de l’Association Médicale Mondiale : « Le médecin doit agir uniquement dans l’intérêt de son patient, même si les soins affectent sa condition physique ou mentale. »

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La Déclaration de Lisbonne sur les droits du patient : « La dignité et le droit à la vie privée du patient doivent être respectés à tout moment. »

L’article 15 du Code CEDEAO : « Le médecin ne doit en aucun cas participer, même indirectement, à des actes portant atteinte à l’intégrité ou à la dignité d’une personne privée de liberté. »

L’article 14 du Code de déontologie médicale du Togo : « Un médecin requis pour soigner un détenu ne peut cautionner ni favoriser une atteinte à sa dignité ou son intégrité. »

L’Ordre National des Médecins rappelle que le respect de la déontologie médicale est la base même de la relation entre soignant et patient, mais aussi un gage de confiance envers la société. Le principe fondamental « Primum non nocere » — « D’abord, ne pas nuire » — doit guider chaque intervention médicale, quelles que soient les circonstances.

Le Conseil informe la population que tout acte médical suspecté d’être contraire à l’éthique peut faire l’objet d’une saisine formelle via les canaux officiels de l’Ordre. L’Ordre National des Médecins reste ouvert à toute dénonciation fondée afin de garantir la qualité et la moralité des soins au Togo.

Enfin, le Conseil rappelle à tous les médecins légalement autorisés à exercer leur obligation de se conformer strictement aux règles d’éthique et de déontologie, pilier incontournable de la pratique médicale.

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