À la suite des élections municipales du 17 juillet dernier, Professeur Aimé Gogué, président national de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) fait une sortie solennelle. Le député à l’Assemblée nationale reconnaît le message de l’abstention massive, et lance un vibrant appel à l’unité des forces démocratiques. Dans un contexte marqué par la défiance et la tension, ce leader politique appelle à mutualiser les efforts face au pouvoir de Faure Gnassingbé.
D’emblée, Prof Aimé Gogué félicite tous les candidats de l’opposition qui ont osé se présenter aux dernières élections municipales, malgré un « environnement hostile ». Un mot qui résume, selon lui, la réalité d’un combat politique mené souvent dans l’adversité, face à un appareil d’État accusé de verrouiller le jeu démocratique.
Aimé Gogué saisit le message des abstentionnistes
Le professeur Gogué rend un hommage appuyé aux militants, sympathisants et volontaires qui ont sillonné le pays pendant la campagne pour les élections municipales du 17 juillet dernier.
« Vous avez été la force vive de ce combat démocratique. ». Pour lui, ces efforts, même s’ils n’ont pas abouti à des victoires électorales massives, ont eu le mérite de « réveiller les consciences » et de poser les bases d’une mobilisation citoyenne durable.
Mais son message le plus puissant est adressé à ceux qui n’ont pas voté. L’abstention, dit-il, n’est pas un silence, mais un « message clair de rejet » du régime en place et de sa « gouvernance désastreuse ». Un constat partagé par une large partie de la population, qui voit dans les urnes une mascarade plutôt qu’un levier de changement.
« Je voudrais ensuite m’adresser au peuple togolais, à vous toutes et tous qui, par votre abstention, avez une fois de plus exprimé un message clair de rejet à l’encontre du régime en place et de sa gouvernance désastreuse. Nous vous avons entendu. Et nous prenons acte de ce message silencieux, mais lourd de sens », a-t-il dit.
Dans un raisonnement stratégique nuancé, Prof Gogué insiste sur le fait que les élections, malgré leurs limites, restent un « instrument légitime de lutte pour l’alternance ». Il rappelle que, partout dans le monde, les scrutins ont souvent été des accélérateurs de transition démocratique. « On se tromperait de les mépriser », prévient-il. Une mise en garde à destination des factions de l’opposition qui prônent le boycott total ou le rejet systématique du processus électoral.
L’unité, condition de l’alternance
Le cœur de la déclaration est un appel pressant à l’unité des forces en lutte pour l’alternance. « L’union dans la diversité est notre véritable force », affirme Gogué, avant de fustiger les divisions, les invectives et les accusations de trahison qui minent l’opposition. « Ces comportements ne servent que le pouvoir en place », martèle-t-il. Un constat d’autant plus d’actualité que les forces de contestation au Togo peinent à se rassembler autour d’un projet commun.
Pour le président de l’ADDI, il est temps de « reconstruire la confiance » entre les forces du changement, d’agir avec « lucidité, respect mutuel et sens du devoir ». Seule cette unité, dit-il, pourra bâtir un front capable de porter l’espoir du peuple vers une « victoire durable ».
Enfin, Gogué s’adresse directement au pouvoir en place et son ton devient ferme, presque solennel. Il appelle à cesser la « répression sanglante » des manifestations pacifiques, les arrestations arbitraires, et la « fraude électorale systématique et violente ». Et il assène une vérité qu’il qualifie de fondamentale : « On ne gouverne pas contre un peuple. »
Pour le président de l’ADDI, le mépris des aspirations populaires a un prix. Et ce prix, c’est la stabilité même du pays, « surtout celle de nos enfants ».
Dans un Togo où les échéances politiques s’enchaînent sans que le fond du système ne change, la déclaration du président de l’ADDI fait figure interpelle sur les stratégies à déployer face au régime togolais. Le professeur Aimé Gogué conclut par un triple « Vive » : le peuple, la lutte pour l’alternance, et l’unité des forces démocratiques. Trois mots qui, ensemble, dessinent une feuille de route.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp







