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BAC II : Désormais des duplicatas payants pour le relevé et l’attestation

Togo Breaking News
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La Direction Générale de l’Office du Baccalauréat modifie les procédures de délivrance de documents officiels. À partir de la session de juin 2025, les relevés de notes et attestations du BAC II ne seront plus légalisables. Une nouvelle donne qui suscite déjà interrogations.

C’est un petit séisme administratif pour les milliers de bacheliers togolais et leurs familles. La Direction Générale de l’Office du Baccalauréat (DGOB) a annoncé la fin de la légalisation des relevés de notes et attestations du baccalauréat deuxième partie (BAC II) au Togo. Dans un communiqué diffusé cette semaine, l’institution précise que cette mesure prend effet dès la session de juin 2025.

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« À partir de l’examen du baccalauréat deuxième partie, session de juin 2025, les relevés de notes et les attestations ne sont plus légalisables », précise la note, ajoutant que les demandeurs devront désormais se procurer des duplicatas payants de ces documents, à l’image de ce qui se fait pour les certificats de nationalité.

Concrètement, pour obtenir les duplicatas payants du BAC II, les usagers devront présenter trois éléments : une copie simple de leur acte de naissance, une copie simple du document concerné (relevé ou attestation) et une quittance de 1 000 F CFA par document, à régler directement à la caisse de la DGOB. Le tout sans possibilité, pour l’instant, d’effectuer la procédure en ligne.

Les documents du BAC II plus chers

Le coût, bien qu’en apparence modeste, représente une énorme augmentation par rapport aux frais de légalisation qui oscillaient entre 100Fcfa et 500 F CFA, selon le type de dossier à constituer. Pour les familles aux revenus modestes, la multiplication des duplicatas nécessaires pour les inscriptions dans les universités ou concours administratifs pourrait vite peser.

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La Direction Générale de l’Office du Baccalauréat n’a pas, à ce jour, justifié ce changement de procédure. Aucune communication n’a été faite sur les raisons techniques, administratives ou sécuritaires qui motivent cette réforme. Certains observateurs y voient une volonté de mieux encadrer la circulation des documents officiels dans un contexte de lutte contre la fraude, mais aussi une forme de recentralisation des revenus issus des démarches administratives.

En coulisses, quelques voix s’interrogent sur le timing de cette décision, qui intervient au moment où le pays tente de moderniser ses procédures administratives.

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Ce changement pourrait n’être qu’un prélude à une réforme plus globale de l’état civil et de la certification scolaire au Togo. Certains y voient également l’amorce d’une numérisation progressive des archives du BAC.

Pour l’heure, les bacheliers doivent s’adapter à cette nouvelle réalité bureaucratique. Et s’armer de patience face à une procédure qui, si elle se veut plus rigoureuse, risque d’engendrer des frustrations.

Notons que 100 303 candidats se sont présentés au BAC II 2025, soit près de 30 000 de plus qu’en 2024, où l’on en comptait 70 661. A l’issue, 72,63 % ont obtenu le précieux sésame qui leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur et bien d’autres.

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