Réunis à Témédja les 2 et 3 juillet, les acteurs territoriaux togolais ont validé le tout premier rapport national sur la coopération décentralisée. Une démarche stratégique portée par l’État, soutenue par la coopération allemande et saluée par les élus locaux.
À l’hôtel SAPY de Témédja, dans la commune d’Amou 3, l’heure était à la réflexion stratégique. Un atelier de validation a rassemblé entre mercredi et jeudi préfets, maires, secrétaires généraux de mairie et experts autour d’un objectif commun. Il s’agit de renforcer l’efficacité de la coopération décentralisée au Togo à travers l’analyse et la validation d’un rapport inédit sur l’état des lieux de cette politique.
À l’ouverture des travaux, le Gouverneur de la région des Plateaux, le Général Dadja Maganawé, a donné le ton.
« La coopération décentralisée est un levier stratégique pour le développement local », a-t-il martelé devant les participants. « Elle permet aux collectivités de renforcer leurs capacités, d’échanger des expériences et de construire des projets concrets. Mais pour progresser, encore faut-il partir d’un diagnostic précis. », a-t-il ajouté.
L’activité est organisé par le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie Coutumière (MATDCC), à travers la Direction de la Décentralisation et des Collectivités Locales (DDCL). Elle bénéficie de l’appui technique de la GIZ, dans le cadre de son Programme de décentralisation et gouvernance locale (ProDeG IV).
Un bilan contrasté pour la coopération décentralisée
Fruit d’un long processus de collecte et de compilation confié au cabinet Synergie des Consultants en Management (SCM), le rapport fait le point sur les coopérations décentralisées établies par les 117 communes togolaises. D’après les données disponibles, seules 38 communes ont établi des liens formels avec des partenaires internationaux, principalement en Afrique et en Europe.
Pour Essossimna Pali, directeur de la Décentralisation et des collectivités locales, ce bilan reste « modeste » mais riche en enseignements.
« Cela traduit une dynamique encore jeune, mais aussi des freins institutionnels et techniques. Le but de ce rapport est de proposer une cartographie fiable et d’en tirer des recommandations pour consolider ces partenariats. », a indiqué M. Pali
L’atelier a été marqué par une série de communications notamment sur le cadre juridique. Il y a également des travaux en groupes sur l’analyse des données communales, des restitutions en plénière, ainsi que des débats autour des bonnes pratiques observées.
Les travaux ont abouti à la validation d’un rapport national qui servira de base à une nouvelle stratégie nationale en matière de coopération décentralisée.
Pour le maire de la commune hôte, Yao Obibiabé Essiomlé, cette rencontre est un marqueur fort. « Accueillir ces travaux à Amou 3 est un signe de reconnaissance. Nos territoires ont besoin d’un accompagnement structuré pour faire face aux défis du développement. Ce rapport est un outil de pilotage pour l’avenir. », a déclaré M. Assiomlé.
L’élu a également salué le rôle d’appui joué par la GIZ, partenaire clé du processus de décentralisation au Togo.
Alors que les collectivités locales font face à des défis croissants – financement, formation, maillage territorial –, la validation d’un rapport national marque une étape décisive dans la consolidation d’un cadre plus performant pour la coopération décentralisée.
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