Les autorités maliennes ont indiqué jeudi 14 août avoir neutralisé un complot de déstabilisation visant les institutions maliennes. Selon un communiqué officiel, les services spécialisés ont procédé, dès le 1ᵉʳ août 2025, à l’arrestation d’un groupe mêlant militaires, civils et personnalités politiques, accusés de « graves infractions pénales » et d’atteinte à la dynamique de refondation nationale engagée par la transition.
Au cœur du dispositif, un ressortissant français, Yann Vézilier, que les autorités maliennes présentent comme un agent agissant « pour le compte du renseignement français ». Il est soupçonné d’avoir recruté des figures politiques, des membres de la société civile et des officiers de haut rang, parmi lesquels les généraux de brigade Abass Dembélé et Néma Sagara. L’objectif présumé est de saper les efforts de souveraineté et entraver la lutte contre le terrorisme.
Le Mali, qui entretient des relations notoirement tendues avec Paris depuis le retrait des troupes françaises en 2022, a condamné « fermement » cet acte qualifié de subversif. La population a été « rassurée » quant au contrôle total de la situation, tandis qu’une enquête judiciaire se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices.
Cette annonce intervient dans un climat politique et sécuritaire marqué par la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliances avec de nouveaux partenaires, notamment russes. Les autorités, qui appellent à la vigilance et à l’unité nationale, y voient un épisode supplémentaire dans ce qu’elles décrivent comme une « guerre hybride » menée contre le Mali.
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