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Passeport togolais : Accédez désormais à 60 destinations sans visa préalable

Togo Breaking News
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Le nouveau classement de Henley Passport Index est disponible. Singapour conserve son titre de passeport le plus puissant au monde, selon le rapport avec un accès sans visa à 193 destinations sur 227 dans le monde. Les pays africains viennent très loin derrière. En Afrique de l’ouest, le passeport togolais pointe désormais à la 76e place mondiale, juste derrière le Bénin (71e).

Mondialement, la domination asiatique est confirmée par le Japon et la Corée du Sud, qui partagent la deuxième place avec un accès à 190 destinations. L’Europe occupe ensuite les premières places, avec sept pays de l’Union européenne (Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie et Espagne) se partageant la troisième position, offrant l’accès à 189 destinations.

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Mais si certains continents affichent une mobilité quasi illimitée, d’autres, comme l’Afrique, continuent de faire face à des restrictions importantes. Le classement révèle des écarts marqués entre les régions, mettant en lumière les défis spécifiques auxquels sont confrontés les citoyens africains en matière de voyage international.

Passeport togolais et autres africains encore loin derrière

Les données fournies par le Henley Passport Index montrent que les passeports africains restent parmi les moins puissants au niveau mondial. Parmi les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Bénin, le Ghana, Cap-Vert occupent la 71ᵉ place, avec un accès à 67 destinations sans visa préalable. C’est le meilleur classement pour cette région, mais il reste bien éloigné des leaders mondiaux. Le passeport Sierra Léonais pointe à la 72e position pour 65 destinations.

Le Passeport togolais suit immédiatement, classé 76ᵉ, avec un accès à 60 destinations. Les autres pays de la zone ne dépassent pas les 59 destinations sans visa, avec le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal partageant la 77ᵉ place. Le Gabon, quant à lui, arrive en 78ᵉ position, avec 58 destinations accessibles sans formalités.

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À mesure que l’on descend dans le classement, les chiffres deviennent encore plus contrastés. Le Niger, le Mali et le Tchad occupent respectivement les 79ᵉ, 81ᵉ et 83ᵉ positions, avec des accès limités à 57, 55 et 52 destinations. Plus bas encore, la République centrafricaine, le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC) ferment la marche, avec respectivement 51, 49 et 43 destinations accessibles sans visa.

Des disparités persistantes

Ces résultats soulignent les profondes inégalités en termes de mobilité internationale entre les différentes parties du globe. Si Singapour, le Japon et la Corée du Sud permettent à leurs citoyens de voyager presque librement dans le monde entier, les pays africains doivent souvent composer avec des restrictions draconiennes, même pour des destinations voisines.

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Cette situation reflète plusieurs facteurs complexes. On pointe le manque de relations diplomatiques bilatérales dû au fait que plusieurs pays africains n’aient pas encore signé d’accords de facilitation des visas avec des nations clés. Ensuite, la gestion des visas et des documents de voyage peut être complexe dans certains États africains, ce qui dissuade les partenaires internationaux de faciliter l’accès. De plus, certains pays africains font face à des stéréotypes liés à la sécurité ou à la gouvernance, ce qui influence les politiques migratoires des pays hôtes. Enfin, il faut souligner aussi une coopération régionale insuffisante. En effet malgré des initiatives comme la ZLECA (Zone de libre-échange continentale africaine), la mise en œuvre effective de la libre circulation des personnes reste un défi.

Malgré ces réalités, certains efforts sont déjà en cours pour améliorer la situation. Plusieurs pays africains ont commencé à adopter des stratégies pour renforcer leur attractivité diplomatique et économique, notamment en diversifiant leurs partenariats internationaux et en modernisant leurs systèmes administratifs.

La signature de nouveaux accords bilatéraux, ainsi que l’intégration progressive de la ZLECA, pourrait contribuer à réduire les barrières à la mobilité. De plus, des initiatives comme le Passport Africa, lancé par la Banque africaine de développement, visent à promouvoir des passeports numériques sécurisés et interopérables, facilitant ainsi les déplacements à l’intérieur du continent.

Pour les citoyens africains, la mobilité internationale reste un luxe réservé à une minorité. Les données du Henley Passport Index mettent en lumière ces inégalités, rappelant qu’il existe encore un long chemin à parcourir pour atteindre une véritable liberté de mouvement.

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