Biométrie

Sanctionné par Bawara, Naboudja pointe un acharnement

Togo Breaking News
3 Min Read

Bouraïma Naboudja, professeur d’enseignement technique de 2è classe 2è échelon est sanctionné par le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara . Une sanction qui tombe, quelques mois seulement après sa sortie de prison. Dénonçant un  acharnement sur sa personne, M. Naboudja n’entend pas abandonner son engagement dans des actions libératrices.

- Advertisement -

{loadmoduleid 212}

Le malentendu entre Bouraïma Naboudja et  Gilbert Bawara a commencé la semaine dernière lorsque le ministre a demandé une lettre d’explication à l’enseignant pour «  des agissements  qui enfreignent  les dispositions du statut général de la fonction publique notamment  le non-respect de l’obligation du droit de réserve ».

C’est à la suite de cette note d’explication que la sanction est tombée. Un arrêté en date du 29 janvier dernier, elle prive M. Naboudja de son salaire pendant un mois.

- Advertisement -

«…Le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social arrête la mise à pied d’un (01) mois, privative de toute rémunération à l’exception des allocations familiales, est infligée à monsieur Naboudja Bouraîma, n°mle 079 755-D, professeur d’enseignement technique de 2è classe 2è échelon », mentionne la note.

L’enseignant est accusé de manquements aux règles d’éthique et de déontologie, notamment pour non-respect de l’obligation de réserve et violation des dispositions de l’article 157 du statut général de la fonction publique.

Naboudja Bouraïma accepte sa croix

- Advertisement -

{loadmoduleid 214}

Contacté, M. Naboudja rejette en bloc les accusations portées contre lui. Principalement celle relative à l’incitation sur les médias des enseignants à la violence. Pour lui, cette nouvelle sanction à lui infligée n’est que l’illustration parfaite de l’acharnement contre sa personne depuis des années.

« Ce n’est pas la première fois que je subis de telles sanctions arbitraires. Durant ma détention arbitraire à la prison civile de Kara, après ma sortie j’ai suivi 21 mois de suspension de salaire », a-t-il déploré.

On signale que l’enseignant avait été emprisonné le 25 janvier 2013 et a été libéré le 18 avril 2014 sans jugement. Il a été accusé de complicité de destruction de biens publics.

Naboudja Bouraïma qui a été affecté 4 fois en 4 ans dit réclamer une affectation  conforme à ses compétences professionnelles. Pour lui c’est cette réclamation qui lui vaut une nouvelle sanction.

« Je sais que je ne suis pas seul à porter cette croix et nous irons jusqu’au bout », s’est-il engagé.

{loadmoduleid 220}

Share This Article