Biométrie

Togo : Les biologistes médicaux définissent de nouvelles perspectives

Togo Breaking News
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L’Association des Biologistes Médicaux du Togo (ABM-Togo) a tenu samedi dernier une assemblée générale extraordinaire à Lomé. La rencontre a été marquée par une profonde satisfaction des avancées déjà réalisées. C’était une occasion pour le bureau exécutif de réengager pour relever les défis majeurs qui freinent encore le plein épanouissement de la profession des biologistes médicaux au Togo.

L’ordre du jour a été sobre. Bilan des activités réalisées durant ces trois dernières années, les perspectives de développement de la profession et des échanges entre membres ont été les travaux réalisés au cours de cette rencontre.

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« Nous avons entendu des résultats encourageants qui traduisent une volonté collective d’avancer. Nous venons de loin, où beaucoup de biologistes n’exerçaient pas sereinement et étaient exclus des affaires associatives », a déclaré Kossi Kabo à l’issue des travaux.

Le président de l’ABM-Togo a souligné l’enjeu crucial de la participation des biologistes médicaux à la révision du Code de la Santé, actuellement en cours d’examen.

Selon lui, ce texte fondamental doit refléter les prérogatives et contributions de toutes les corporations du secteur sanitaire pour une santé publique plus inclusive et résiliente.

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« Nous devons rester vigilants pour que nos recommandations soient prises en compte. Ce code est le document de référence qui définit le rôle de chacun dans la chaîne des soins », a-t-il martelé, appelant ses collègues à une mobilisation sans faille.

Par ailleurs, l’ABM-Togo a  dénoncé l’absence de laboratoires dans plusieurs zones reculées du pays, ce qui contraint les praticiens à continuer à traiter les patients de manière approximative, faute de diagnostics fiables.

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Plaidoyer des biologistes médicaux

L’Association a fermement rejeté toute résignation face à ces inégalités. Les membres disent qu’ils ne veulent  plus rester indifférents à une telle situation qui condamne les populations togolaises.

Le président de l’ABM a également pointé du doigt les obstacles empêchant les biologistes médicaux diplômés d’ouvrir leurs propres laboratoires, malgré leurs compétences reconnues et validées par des diplômes universitaires togolais.

« On autorise des mécaniciens non diplômés à ouvrir des ateliers, mais on refuse à des biologistes médicaux formés dans nos universités de pratiquer en clientèle privée. Pire encore, on laisse des cachets médicaux circuler dans des laboratoires tenus par des personnes incompétentes, qui ne voient ni les patients ni les échantillons analysés », a-t-il dénoncé avec fermeté.

Selon lui, cette situation met en péril la santé publique, car elle fragilise la fiabilité des résultats d’analyses, alors que les patients peinent déjà à financer leurs soins.

Pour l’ABM-Togo, l’objectif est désormais clair. Il est question de garantir à toutes les populations togolaises, où qu’elles soient, un accès à des examens biologiques de qualité, réalisés par des professionnels formés, afin de sécuriser la chaîne de soins et renforcer le système de santé national.

« Nous réaffirmons  notre engagement sans faille  à contribuer à une santé publique togolaise plus forte et plus juste, à l’image des standards régionaux et internationaux », ont rassuré M. Kabo et son bureau exécutif.

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