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Togo : Une Mission du FMI attendue, ‘Touche Pas À Ma Constitution’ interpelle

Togo Breaking News
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Le Togo s’apprête à accueillir une mission du FMI (Fonds monétaire international). Occasion choisi par le front citoyen « Touche Pas À Ma Constitution » (TPAMC) pour exprimer ses profondes préoccupations sur la gestion de la dette et des ressources publiques. Avant qu’elle ne démarre, le regroupement demande à la mission du FMI de tenir compte des « restrictions aux libertés d’association, de manifestation et d’expression » dans le pays.

Pour TPAMC, cette évaluation est une occasion cruciale pour faire la lumière sur l’utilisation de l’argent public. Selon le mouvement, le Togo doit encore rembourser plus de 4 000 milliards de F CFA sur un total de 15 000 milliards empruntés ces deux dernières décennies. Une charge financière jugée disproportionnée au regard des infrastructures livrées : « Les Togolais ne voient pas de réalisations concrètes en termes de routes, d’hôpitaux ou d’universités », souligne le TPAMC.

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La mission du FMI sous pression politique

Le pays bénéficie depuis 2024 d’un programme de la Facilité élargie de crédit (FEC), doté de 390 millions de dollars (environ 250 milliards de F CFA). C’est dans ce cadre qu’une mission du FMI se rendra à Lomé pour un audit complet de la gouvernance financière.

Le TPAMC salue l’opportunité de cet audit, mais insiste pour que celui-ci soit « rigoureux et transparent » afin d’éviter toute complaisance vis-à-vis d’un régime qu’il qualifie de « consolidé, répressif et opaque ».

Le mouvement appelle à la publication intégrale des rapports, à l’indépendance des auditeurs, et à la consultation des acteurs de la société civile, des syndicats, de la diaspora et des journalistes d’investigation. Il demande également la prise en compte des analyses déjà réalisées par d’autres bailleurs, dont le Millennium Challenge Corporation.

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Corruption et libertés publiques dans le viseur

Le front insiste sur plusieurs axes prioritaires à savoir : transparence budgétaire et marchés publics ; audit des entreprises publiques et parapubliques ; contrôle des processus de privatisation et du patrimoine des responsables ; lutte contre la corruption et le clientélisme ; liens entre ressources publiques et répression politique.

Il exhorte le FMI à intégrer les recommandations des rapporteurs spéciaux de l’ONU concernant les restrictions aux libertés d’association, de manifestation et d’expression au Togo.

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Pour le TPAMC, la responsabilité du FMI est « morale, technique et historique » : « Son soutien, utile pour la population, s’il est aveugle ou complaisant, renforcerait les pratiques autoritaires et minerait sa crédibilité ».

Le front conclut en appelant l’institution de Bretton Woods à « faire preuve de courage politique » et à inclure, dans son évaluation, les droits humains et la redevabilité démocratique au même titre que les critères macroéconomiques.

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