La 5è édition de la Journée internationale de l’éducation est célébrée ce 24 janvier 2023 sur le thème « Investir dans l’humain, faire de l’éducation une priorité ». S’appuyant sur la dynamique mondiale impulsée par le Sommet des Nations Unies sur la transformation du secteur éducatif en septembre 2022, Prof Komla Dodzi Kokoroko soutient que l’éducation constitue un levier de développement pour le Togo.
Pour le ministre, le gouvernement togolais veillera à ce qu’il n’y ait pas une crise éducationnelle dans le pays.
Dans son message à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat a d’abord saisi l’opportunité pour inviter les parents d’élèves à être des modèles et jouer leur rôle de premiers éducateurs.
Il a ensuite exhorté les élèves à prendre conscience de leur avenir, à respecter l’ordre social et à assumer leurs devoirs vis-à-vis de leurs droits.
Prof Kokoroko assure que l’éducation, l’instruction, la formation et l’apprentissage restent les seuls couloirs de construction de l’homme.
« Le gouvernement togolais ne faiblira point devant les dérives sociales et morales qui déconstruisent et dénaturent les valeurs de nos sociétés chèrement acquises et qui mettent en péril les générations futures », a promis le ministre.
Pour Prof Kokoroko, c’est à ce prix que le développement durable inclusif, au-delà de toutes les considérations, deviendra une réalité commune et partagée.
Evolution du secteur de l’éducation
Ces dernières années, le gouvernement togolais a déployé des efforts pour la réforme du secteur éducatif. On signale des investissements et des recrutements réguliers d’enseignants.
Les lignes semblent avoir bougé surtout depuis 2006 où le gouvernement a rendu obligatoire l’école primaire publique pour tous.
Même si de nos jours, les chiffres révèlent que dans certaines – régions des savanes et des hauts-plateaux- un enfant sur 2 ne termine pas le cycle primaire, les dirigeants peuvent se réjouir d’avoir un taux de scolarisation de 93%.
Des efforts doivent se poursuivre pour convaincre les parents qui refusent toujours de scolariser leurs enfants. D’après les derniers chiffres disponibles, 39 % des filles en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisées.
Le mal touche aussi certains garçons dont 15% n’ont pas droit à l’éducation scolaire.







