Biométrie

Togo : Kokou Eboahun libéré, les syndicats de la santé restent mobilisés

Louis KAMAKO
3 Min Read
Raphaël Kokou Eboahun

Le Collectif des syndicats et des organisations corporatistes de la santé a annoncé dimanche la libération de leur camarade Raphael Kokou Eboahun. Le surveillant à la pharmacie de l’hôpital de Bè et porte-parole du collège des délégués du personnel a été arrêté sur son lieu de travail  au cours des récentes manifestations au Togo lancées sur les réseaux sociaux.

L’annonce a été faite par Dr Gilbert Tsolenyanu, Secrétaire Général du SYNPHOT, qui a précisé que Raphael Kokou Eboahun « est rentré chez lui et est avec sa famille ».

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La nouvelle a été accueillie avec soulagement dans les rangs du personnel soignant mobilisé depuis plusieurs jours pour exiger sa libération.

Dr Tsolenyanu dans son annonce précise que le Collectif remercie les autorités pour l’aboutissement des négociations ayant conduit à cette issue favorable, tout en soulignant qu’un communiqué officiel est en cours de rédaction pour apporter des précisions complémentaires sur les faits.

L’arrestation de Raphael Kokou Eboahun vivement dénoncée

Le Collectif des syndicats de la santé avait dès les premières heures condamné avec fermeté l’arrestation de leur camarade, qu’il qualifiait d’injustifiée et arbitraire.

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Dans ce climat de tensions, le Collectif a également dénoncé l’intervention brutale des forces de l’ordre à l’hôpital de Bè, où des tirs de gaz lacrymogènes ont été signalés. Un fait particulièrement choquant s’est aussi produit  avec la destruction d’une ambulance, un symbole grave de non-respect du matériel médical en pleine période de service public.

Ces incidents ont suscité une vive indignation au sein du personnel hospitalier et des défenseurs des droits humains.

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Appel à la responsabilité et au respect des lois

Malgré ces tensions, les syndicats insistent sur le fait que leurs actions ont toujours été menées dans un esprit de responsabilité, en parfaite conformité avec les procédures légales nationales et les conventions internationales encadrant l’activité syndicale.

Ils réaffirment leur volonté de dialogue, tout en restant fermes sur la défense des droits fondamentaux des travailleurs.

« Nos mots d’ordre sont toujours signés en toute responsabilité », a tenu à rappeler le Secrétaire général Dr  Gilbert Tsolenyanu, soulignant que les syndicats ne renonceront ni à leurs valeurs, ni à leur rôle dans la construction d’un système de santé plus juste et plus respectueux des soignants.

Le Collectif réitère son appel au calme, tout en invitant les autorités à privilégier l’apaisement dans la gestion des conflits sociaux, en particulier dans un secteur aussi sensible que la santé.

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