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Traite des êtres humains : Compassion Togo interpelle et sensibilise

Anselme AVI
4 Min Read

Compassion International Togo réaffirme son engagement à lutter contre la traite des êtres humains. Elle a tenu mercredi une rencontre réunissant ses partenaires, des jeunes et des représentants des médias, pour faire le point sur ses actions et sensibiliser davantage sur ce fléau. Les mécanismes mis en place par le gouvernement ont aussi été partagés avec les participants.

Le programme est organisé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, célébrée chaque 30 juillet. Il a permis de d’insister sur l’urgence de lutter contre ce phénomène qui continue de priver des milliers de personnes, en particulier les enfants, de leur dignité et de leur avenir.

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La rencontre est placée sous le thème : « La traite des êtres humains est un crime organisé, mettons fin à l’exploitation ». Elle a été l’occasion pour l’organisation de présenter les efforts qu’elle déploie sur le terrain, ainsi que les défis persistants.

« Compassion International Togo et ses partenaires ont à cœur la protection des enfants. Nous accompagnons plus de 90 000 enfants, dont 45 000 jeunes et adolescents. Il est de notre devoir de protéger ces efforts en luttant contre toutes les formes d’exploitation. Cette journée est un appel à la sensibilisation et à l’action, notamment auprès des acteurs de proximité », a déclaré Kodjovi Gbekou, chef du département programme, représentant du directeur national de Compassion International Togo.

Engagement contre la traite des êtres humains

L’État togolais, également engagé dans la lutte contre la traite des êtres humains, a été représenté par Koffi Gblokpo, chef de division du statut juridique de la femme à la Direction générale du genre. Il a rappelé les avancées légales réalisées par le pays.

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« Le Togo n’est pas en marge de cette problématique. Des lois spécifiques ont été adoptées, notamment en 2005 contre le trafic des enfants, intégrées ensuite dans le Code de l’enfant en 2007, puis renforcées dans le Code pénal de 2015 avec les articles 317 à 330. Ces textes prévoient des sanctions claires contre les auteurs. Des mécanismes de signalement et des centres d’accueil pour les victimes sont également mis en place », a-t-il indiqué.

La dimension spirituelle et communautaire de la lutte contre la traite des êtres humains a aussi été abordée. Pour le Révérend Angèle Wilson-Dogbé, directrice de la migration et point focal enfant et éducation chrétienne.

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« L’église est en première ligne. Elle doit s’impliquer davantage à travers l’éducation, la sensibilisation, et en informant sur les lois en vigueur. Beaucoup ignorent encore que la traite des personnes est un crime puni par la loi. »

Même son de cloche chez le pasteur Komi Aki de l’Église des Assemblées de Dieu de Legbassito. « J’ai été choqué d’apprendre l’ampleur du phénomène. L’Église doit se réveiller et jouer son rôle en sensibilisant les enfants, les jeunes, les parents, et même en priant pour que Dieu nous en préserve. »

Au terme des échanges, plusieurs pistes de solutions ont été proposées par les participants, allant du renforcement des campagnes de sensibilisation, à la formation des leaders communautaires, en passant par l’implication accrue des structures religieuses et des médias.

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